lundi 13 février 2017

06 55 77 99 00



« 06 55 77 99 00 » ; c’est un numéro de téléphone.  On peut donc joindre une personne juste en composant ce numéro. Seulement aujourd’hui avec un téléphone, nous ne sommes pas limités à appeler un correspondant. On envoie des messages, on va sur internet, on a l’heure, on peut faire des photos, on a des applications de sport…etc. Le téléphone est complètement détourné de sa fonction première. J’ai donc réfléchi à un autre moyen de le détourner , au point que sa fonction première disparaisse complètement.  Existant des téléphone à « la mode », pourquoi alors le téléphone ne serait pas «  dans la mode » ? C’est à dire le téléphone au même titre qu’un tissu ou une matière deviendrait un élément visible sur les défilés de mode lors des fashion weeks.



En m’appuyant sur l’esthétique d’anciens téléphone, j’ai travaillé sur le rapport du téléphone au corps.  Des téléphones  ou des câbles de téléphones éparpillés sur un corps, le téléphone devenant des épaulières , un cache sein ou encore se transformant complètement en accessoire tel qu’un sac. J’ai mélangé cela  à des éléments contemporains et urbains comme si le téléphone pouvait être présent dans les villes ailleurs que dans les mains de ses propriétaires.

Pour ce travail, j’ai utilisé  du crayon à papier , des marqueurs à huile ainsi que des crayons de couleur. 



jeudi 9 février 2017

DESSIN DE MODE












UNIFORMES REVISITÉS












COMMUNAUTÉ


COMMUNAUTÉ :  LES MASQUES


"Les masques" est un travail d'illustration dont le thème est l'hypocrisie au sein d'une famille. J'ai ainsi repris des photos à l'esthétique des traditionnelles photos de famille. J'ai donc mis l'accent sur des visages sans expressions dépourvus de toutes émotions. Comme si personne n'était censé montrer ce qu'il pense en famille afin de préserver les bonnes relations... 

Format 20*20 cm
Technique: crayon de couleur et marqueur noir




Mon frère marche devant moi. Je le suis d’un pas nonchalant. Il doit me traîner. Il doit me tirer. Je fais tout pour le ralentir. Je veux arriver le plus tard possible.Il me regarde en soupirant. Et sur un ton légèrement agacé, il me dit d’arrêter de me plaindre, de ne pas parler des sujets qui fâchent et de sourire. Car le sourire est la clé d’une soirée cordiale. Et personne n’aime être fâché contre quelqu’un. Surtout quand il s’agit de sa famille.  

Nous arrivons. La maison paraît toujours aussi inutilement grande. Il y a une voiture devant. Elle est neuve. Comme si elle était exposée. Comme si elle était posée là pour qu’on la regarde. Je sonne à la porte. On m’ouvre. C’est ma tante. Elle a un nouveau foulard, elle a mis du rouge à lèvres, elle s’est lissée les cheveux et elle me le fait remarquer. Elle me demande ce que j’en pense. Et, avant que je puisse répondre, elle me glisse une gentillesse. Elle s’attend à ce que je la complimente, je le sais. Ça fait maintenant plusieurs années qu’elle me fait des politesses pour que je lui rende la pareille. C’est un rituel entre nous. Je lui dit alors qu’elle est belle. Je n’en pense pas un mot.

***


Mon oncle nous rejoint. Il est souriant, affable, serviable. Il m’embrasse. Il me dit que j’ai grandi, comme toutes les années. Seulement, depuis trois ans, je ne prends plus un centimètre. Comme toujours, il m’invite au salon pour rejoindre le reste de la famille. Il sert du café, il propose des apéritifs, il parle d’art et de politique…ou du moins, il croit en parler. Il nous présente un tableau, acheté…chez Ikea !



Comme chaque année, il y a une table pour les enfants et une table pour les adultes. Et, considérée de la même manière qu’à mes huit ans, je suis évidemment assise avec «les enfants». Aussi jeune que je suis, je ne suis pas censée savoir que le milieu social influence les résultats scolaires et je ne suis pas apte à juger qui de Fillon, Macron ou Hamont fera un meilleur président…Ainsi, j’écoute les conversations de mes trois cousines sans grand intérêt.  S. a quitté son copain pour la troisième fois mais elle l’aime toujours. Elle me dit que c’est compliqué. J. a découvert un nouveau site de chaussures en ligne. À ce qu’il paraît, il est génial. M. a changé de manucure. Le rose lui va mieux que le bleu… 
À l’autre bout de la table, mon frère me regarde. Il me fait comprendre qu’il s’ennuie. Il mime des animaux pour me faire rire. Je souris. Par le langage que nous avons inventé, il me fait comprendre que S. l’agace et qu’elle est vêtue n’importe comment. Je ris. Puis, toujours par notre code, il me dit: «T’es moche» ! Je ne ris plus. Je lui lance un regard noir. Puis je finis par m’amuser de son ironique méchanceté. 

Mon oncle nous sert le repas. C’est lui qui a cuisiné.  Il y a un apéritif, une entrée, un plat et un dessert. Et comme tous les ans, je n’ai plus faim dès l’entrée. Je me force alors à manger. Le repas est riche; il en devient écoeurant. Je me force à manger jusqu’à que je n’en puis plus. Mon oncle me ressert malgré moi. Il veut me faire goûter à tout ce qu’il a cuisiné. Je lui dit que c’est délicieux, qu’il est doué. Il ne s’arrête pas. Je sens les aliments qui remontent dans mon oesophage. Je mets ma main devant la bouche. Je dois quitter la pièce… 


***

Enfin, arrive le temps des « au revoirs » qui, aussi longtemps que je me souvienne, durent des heures. On se souhaite des réussites, des bons voeux qui ressemblent cependant plus à une habituelle et lassante politesse qu’à des encouragements. «J’espère que tu réussiras ton Baccalauréat » ! « Pourvu que tu guérisses vite de ton rhume!», «Mes amitiés au petit copain!». J’acquiesce à tout sans pour autant leur renvoyer leurs hypocrisies. Seulement, j’ai déjà eu mon Bac, je ne suis pas malade et je suis célibataire. J’hésite à le leur dire. Ils ne m’auraient pas écouté. Alors, je me tais. 
Arrive  ensuite la série de bises. S'en dégage un mélanges d’odeurs de peaux transpirantes, de trop plein de parfums mêlés à celle de la cigarette. 


Je passe la porte suivi de mon frère. Je le traîne, je le tire. Je veux partir le plus vite possible. Je respire enfin… jusqu’à l’année prochaine. 

                                                                              ***





dimanche 20 décembre 2015

BLABLABLA.....LITTERATURE ET JEAN-PHILIPPE TOUSSAINT

Hey ! What's up everybody ?
Noel arrive à grands pas et pourtant, j'ai déjà cette sensation que ça c'est déjà passé . J'ai l'impression que si je m'endors maintenant, je me réveillerai demain à 7h pour une banale journée de cours. Je ressens toujours les choses ainsi dernièrement. Pourquoi ? Peut-être que je me projette tellement dans le futur que j'ai tendance à le confondre avec le présent...
    
Dans cette ambiance de Noel, c'est dans une ambiance festive, joyeuse et chaleureuse que tout le monde s'affaire à passer de merveilleux instants à la fin de cette semaine. Seulement, pour moi, tout cette magie a disparue. Je m'ennuie rien qu'en pensant à quoi ces moments en famille ressembleront. C'est pour cela que aujourd'hui, je vais vous parler de quelque chose qui n'a aucun rapport avec tout ça: une série de roman de l'auteur belge Jean-Philippe Toussaint !


                                                                           *****

     Les livres sont beaucoup de choses; ils peuvent être objets, décoration, passe-temps, moyens servant à faire du gain ou à montrer sa quantité de gains... mais ils peuvent aussi être Art. Et quand ils sont Art, c'est dans un mélange  tout à fait intense de poésie, de beauté et de rêve que le lecteur, d'actions en actions voyage à travers l'oeuvre qu'il tient en mains. C'est cela que j'ai ressentit au fur et à mesure de ces romans. En 2002, Jean-Philippe Toussaint commence "Le cycle Marie" en quatre volets : "Faire l'amour", "Fuir", "La vérité sur Marie" et " Nue ".


          "Dire d'elle ce qui jamais ne fut dit d'aucune..." !

      Dans un style romanesque et minimaliste, l'auteur raconte une histoire de rupture amoureuse où finalement, l'amour triomphe. Le narrateur dont nous ne connaissons presque rien si ce n'est qu'il s'agit d'un homme et qu'il est épris de l'héroïne Marie observe cette dernière pendant plusieurs années et à travers de nombreux lieux: Shanghai, Tokyo, Paris...  Nous avons alors l'impression que l'auteur et narrateur et Marie, une femme dont il serait également épris et qu'il observerait depuis maintenant de nombreuses années. Ne cessant de rompre, de se remettre ensemble ou encore de faire l'amour ,les deux protagonistes emmènent le lecteur au cœur de leur déchirante histoire. Le lecteur vivra intensément les sentiments et pensées du narrateur. Au point, qu'il aura l'impression de vivre à travers ce dernier tout au long de la série.

       Une chose m'a particulièrement marqué au cours de cette série: les références et idées artistiques. L'héroïne étant styliste, c'est au cours du quatrième et dernier tome " NUE", que l'écrivain belge nous raconte "l'histoire de la petite robe en miel" qui aurait été imaginée par Marie. Une robe en miel ? Quelle idée que voilà ! Et pourtant j'adore cette pointe pétillante d'originalité . Utiliser de la nourriture comme matière comme l'avait fait Jana Sterbak me parait, bien que novateur et créatif, un comble puisque aujourd'hui encore des milliers voir des millions de personnes meurent de faim. Pourtant, étalée sur le corps nu d'une jeune fille, le miel, seule matière de cette création, me semble sublime de par le jeu de transparence. En effet, "rien n'est plus beau que le corps d'une femme nue..." selon moi.




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J'aime les livres du Nouveau Roman et ceux-là particulièrement. La manière d'écrire poétique et déchirante de l'auteur me plaît. J'aime être dans le corps d'un personage synonyme de sombreté observant celle qui pour lui est la lumière...
      

vendredi 18 décembre 2015

STAGE JOUR 5 + BILAN



















Wahou ! Je n'ai pas écrit depuis maintenant juillet ! Pourquoi ? Tout simplement par manque de temps encore une fois ... Il est vrai maintenant que cette dernière année de lycée me prend tout mon temps... Pourtant j'avais beaucoup de choses à vous raconter. Bref, remédions à tout ça ! Pendant ces vacances, je compte bien remédier à tout ça. Au programme : voyages, art, mode, vlogs et pourquoi aborder des sujets en rapport avec l'actualité ? La sociologie?


Pour revenir à ce fameux stage d'art de cet été, je vais me contenter de conclure dessus. J'ai vécu tout simplement trois semaines intenses mais tout à fait intéressantes et passionnantes. Cet aperçu de ce qui se passerai si je faisais une MANAA ou un prépa d'art m'encourage tout simplement dans cette voix.  

Je conclue en vous montrant deux vlogs témognant de ce que j'ai pu faire :



samedi 4 juillet 2015

STAGE JOUR 4

Bonjour tout le monde ! C'est parti pour mon quatrième jour de stage !
Pour tout vous dire je pense que c'est aujourd'hui que je me suis le plus éclatée. Je ne sais pas si c'est parce que mon ennemi numéro 1, le soleil, n'était pas présent ou bien car nous étions dans un de mes endroits favoris à Paris... peut-être les deux ! 

Durant toute la matinée, c'est vers le Palais de la Bourse, dans le passage Vivienne que nous avons dessiné. J'adore ce quartier; c'est urbain, cosmopolite, parisien, chic ! Et surtout, ce n'est pas sans me rappeler le stage de stylisme que j'ai, l'année dernière effectué à la Chambre Syndicale de la Haute Couture. 
Les passages dans lesquels nous étions sont impressionnants de travail et d'architecture. C'est dans ce genre de lieu chargé d'Histoire que l'on a, vous savez cette impression de "remonter le temps" et d'être personnage d'un roman de Balzac. De plus, on y trouvait un grands nombre de boutiques " à l'ancienne" telle que de vieille librairies ou encore des magasins de jouets vintage. Toutes cette accumulation d'éléments donnaient une ambiance plus que particulière, ce que j'ai trouvé vraiment très agréable. 
Dès l'entrée, chacun d'entre nous a du rejoindre le groupe dans lequel il était mardi. Cependant, étant toujours en train de rêvasser, j'ai trouvé le moyen de me tromper de groupe (rires). Mais au final, cette petite erreur d’inattention m'a apporté beaucoup : le prof avec lequel j'étais s'est avéré passionnément intéressant, fort sympathique et surtout ultra drôle ! C'est décidé, je reste dans ce groupe !

L'après-midi, avec Marin, mon cousin, on a décidé de changé de place afin de rencontrer d'autres gens. C'est vraiment sympa de découvrir de nouvelles têtes, de nouvelles façons de penser, de nouveaux styles d'art... Je pense que je vais faire ça tous les jours; faire un tour des tables. Pour ce qui est de l'activité, nous devions créer un motif. Mon idée était de reprendre des éléments du visage humain et de les disperser un peu partout sur ma feuille. Ça faisait un peu Picasso je trouve. Niveau couleur, je n'ai utilisé que du rouge, bleu et jaune. J'aimais bien mon idée mais les deux profs n'avaient pas l'air emballées.... Le mec à côté de moi m'a dit que je ne faisais pas cela pour elles et il a tout à fait raison  mais même; c'est agaçant. 












mercredi 1 juillet 2015

STAGE JOUR 3

Buenas tarde ! 
Comment allez-vous ? C'est partie pour la troisième journée de mon stage ! Pour tout vous dire, qu'est-ce que j'ai mal au dos (rires)! En plus, je suis littéralement assommée par ce soleil de forçat  ; comment vais-je faire pour tenir ainsi plus d'un mois ?
Bon, j'arrête de me plaindre; parlons, parlons peu, parlons bien :



C'est encore à la Vilette que nous avons été faire des dessins en perspective. Pour tout vous dire, ça n'est pas encore tout à fait ça. Surtout que j'ai découvert qu'un des garçons qui n'était pas dans mon groupe hier dessinait merveilleusement bien.On aurait dit un dessin d'un réel architecte de par son réalisme, la finesse de ses traits, la manière qu'il avait de faire des ombres, la droiture des ses formes... tout !  Un peu jalouse ? Oui, j'avoue ! Enfin, essayons de se ressaisir et de penser que la vie n'est pas que compétition. 
L'après-midi, nous avons eu la chance de profiter encore une fois  de cet agréable atelier à l'abri de toute chaleur malveillante. Après avoir continué la recherche de couleurs que nous expérimentons ces deux derniers jours, nous avons repris les croquis fait au parc Monceau le premier jour et nous les avons peints à la gouache. C'était amusant, et j'aime beaucoup le mien et ceux en parti en raison de mes innombrables bêtises (voir photos ci-dessous) et les idées farfelues de mon cousin  hahaha. Cependant, j'aimerai bien que l'on travaille plus notre créativité que notre observation. Je sais bien que cela est nécessaire mais, je suis déjà lassée. Allez, courage moi ! Je peux le faire ! Je vais tenir !